QUID DE L’HUMANITÉ ?

Toute liberté entraîne une certaine responsabilité et l’acceptation des risques qui vont avec. La liberté est une sorte de contrat moral, d’abord avec soi et éventuellement avec les autres. Aujourd’hui, on constate régulièrement des situations où beaucoup trop de gens ne veulent pas respecter ce contrat ou, pire, ne le signent pas au prix d’une renonciation à toute liberté. En tant qu’être vivant et ayant des compétences en gestion du risque acquises au cours de mes études en économie/finance mais surtout par mon éducation et mon apprentissage en autodidacte sur le terrain dans le domaine sportif, je suis évidemment convaincu que nous devons absolument signer ce contrat, celui qui est accepté universellement dans la Nature et celui qui a mené l’humanité à ce stade si pointu de l’évolution selon la théorie darwinienne (qui est un mélange de compétition et de coopération au passage, le capitalisme « oublie » souvent ce dernier point).

Lorsque l’on considère des choix pour soi mais surtout des choix pour la société, il s’agit d’avoir la vision la plus holistique possible, qui englobe le maximum de facteurs, ce que nous ne faisons clairement pas aujourd’hui, et dans plus ou moins tous les domaines. Par exemple, parmi ceux dans lesquels j’ai pu travailler, combien d’études d’impact sont totalement biaisées, combien de décisions pourtant économiques sont prises sans évaluer le coût économique global compte tenu du coût écologique par exemple ? Pourtant, des outils existent même s’ils sont méprisés par les puissances publiques et privées, par exemple les méthodes de valorisation des actifs environnementaux que j’ai eu la chance d’étudier. Ce dernier point me permet d’affirmer que régulièrement, et spécialement dans le cas du virus à la mode, les décisions qui sont prises manquent cruellement de raison ou bien sont prises par des personnes volontairement malveillantes (au profit exclusif d’un petit groupe parasitaire). Et c’est précisément là que le bât blesse : il se produit une inversion des valeurs. Des esprits qui parviennent à évaluer globalement une situation sont méprisés et punis pour être des « irresponsables » tandis que d’autres cautionnent la folie furieuse d’une idéologie (i.e. des croyances inventées de toute pièce) en apparence incapable de mesurer le risque mais en réalité totalement conscience de ce qu’elle fait. Et je le dis clairement pour avoir été au contact de ces personnes pendant mes études puis en politique dans mon ancien travail : beaucoup d’entre eux sont satellisés, s’enferment dans l’idéologie dominante, devenant incapables de remise en question, de retour aux bases et en « oublient » comment prendre une décision raisonnablement.

Maintenant que cela est dit, je dois clarifier un peu les facteurs sur lesquels prendre des décisions dans le cas d’un virus qui serait hautement dangereux par exemple (ce qui n’est pas le cas avec la lubie actuelle) : les caractéristiques du germe évidemment (sa létalité, le risque de complications pour les guéris, etc.) et d’autre part le social, le psychologique, l’économique, l’écologique, l’impact à long terme sur l’humanité entière (et éventuellement sur le reste du vivant), etc. Le récit de la capacité hospitalière et du nombre de lits de réanimations en particulier n’est pas recevable dans la mesure où cela fait 40 ans qu’on joue à un jeu pervers qui nous a amené en toute conscience là où on est, donc il faut accepter de jouer le jeu jusqu’au bout… Ce jeu s’appelle le capitalisme, en particulier cette tendance immonde impulsée par des personnages comme Walter Lippmann que l’Histoire retiendra comme des criminels. Pour en revenir au covid, les choses sont plus que claires : ce que nous faisons depuis 8 mois est un désastre pour l’humanité, que ce soit psychologiquement, socialement, économiquement (à part pour nos geôliers qui voient leur fortune et leur pouvoir se démultiplier, mais globalement on poursuit dans un modèle économique qui a fait son temps et qui doit faire place à un autre, ce que refusent ces parasites pour continuer de ronger l’os jusqu’à la moëlle). Nous nous coupons du vivant et nous aseptisons comme jamais, ce qui a pour conséquence paradoxale de nous rendre toujours plus faibles. Et c’est là que Darwin doit nous éclairer et plus largement un bon sens qui serait basé sur l’observation de la nature et de ses mécanismes que ce soit pour notre santé brute comme pour des innovations techniques (biomimétisme). Il s’agit également d’accepter nos « imperfections », notre condition d’humain aux sentiments tantôt d’invincibilité, tantôt d’extrême petitesse, et de ne pas sombrer dans cette horreur de transhumanisme jusqu’au-boutiste qui a été un fantasme de toujours mais qui, depuis que les progrès techniques ont explosé dans la seconde partie du 20ème siècle, sont pour certains esprits tordus un véritable but à atteindre. La littérature ne manque pas là-dessus. Des caprices de milliardaires comme il y en a toujours eu, cependant le danger aujourd’hui réside dans l’ultra concentration de leurs pouvoirs.

Pour revenir à du concret, les actions à mettre en œuvre dans le cas particulier du covid sont quasi nulles, en fait ce sont des actions qui devraient être mises en œuvre tout le temps et seulement des propositions (même pas des recommandations). En effet, plus une population est exposée à des germes, plus elle créé des adaptations pour vivre avec sans problèmes et sans contraintes. A contrario, si on s’aseptise à fond le moindre germe sera une alerte terrible pour notre système immunitaire qui ne saura plus comment réagir, quitte à être totalement dépassé et mourir… Encore une fois nous devons nous inspirer de ce qu’il se passe dans la nature pour des questions si importantes : les animaux grégaires sont-ils régulièrement ravagés par des épidémies ? Disparaissent-ils de la surface de la terre ? Non. Une clé d’un système immunitaire en forme, c’est d’être régulièrement exposé à ses semblables et à son environnement. C’est pourquoi il faut laisser les gamins lécher leurs jouets, boire des eaux potentiellement « pas propres », se toucher, se postillonner dessus, etc. En revanche, avec la logique transhumaniste, on se coupe progressivement (et brutalement depuis 8 mois) de notre monde, en clair on adopte un mode de vie pour lequel nous n’avons jamais été conçu depuis que l’humain existe. Cette logique est vouée à l’échec pour la simple et bonne raison que trop d’asepsie tue l’asepsie : nous n’arriverons jamais à être totalement coupé de tous les germes pathogènes, on aura beau chlorer l’eau à mort (c’est le cas de le dire puisque le chlore tue notre flore intestinale, notre « deuxième cerveau »…), vivre dans des bulles stériles, manger de la nourriture irradiée au possible, il y aura toujours un « accident » avec à la clé une contamination à coup sûr mortelle puisque l’organisme ne saura plus comment se défendre face à l’absence d’exposition. Et mettons qu’on puisse quand même y parvenir, notre organisme s’effondrerait de l’intérieur puisque le système immunitaire serait si faible (en grande partie à cause d’une alimentation et d’une hydratation dites « mortes ») que tous les facteurs autres que des germes (fatigue, stress, etc) nous tueraient. Est-ce ce monde auquel on a goûté et qui persiste qu’on veut ? Un monde privé de contact avec les autres et avec la nature ? Un monde privé de relations sociales authentiques ? Un monde de méfiance permanente de ses semblables ?

Le système nous a amené à maintenir une part beaucoup trop grande de la population sous une assistance sanitaire qui n’est plus soutenable (elle ne l’a jamais été mais on vivait au-dessus de nos moyens, économiquement, socialement et écologiquement). Parallèlement, on a affaibli ces gens (essentiellement par l’alimentation et une médecine curative plutôt que préventive) les rendant totalement dépendants, au-delà de la seule assistance donc. La question est : qu’en fait-on ? Et là se posent énormément de questions d’ordre philosophique et spirituel qui doivent être abordées sans tabou. Par mes propres réflexions et une myriade de lectures inspirantes, je suis absolument certain qu’il est nécessaire de laisser partir ceux qui doivent partir pour le bien commun de court et de long terme. Nous avons tous notre part d’égoïsme, mais il y a des égoïsmes qui sont clairement à abandonner par rapport aux enjeux actuels. Il est égoïste de penser à son propre enfant immunodéprimé de naissance ou bien à sa mamie de 85 ans quand les enjeux dépassent absolument tout cela et concernent l’humanité dans son ensemble. Le chemin que nous avons pris de manière absurde encore une fois nous plonge dans un cercle vicieux puisque le juste milieu, la dose raisonnable ont été largement dépassés, et le pragmatisme (la simple observation des faits) le démontre : toujours plus d’aseptisation c’est toujours plus d’immunodépression, toujours plus d’assistance/dépendance à toujours plus de personnes immunodéprimées c’est toujours plus de conditions de vie végétatives indignes et de saturations des services médicaux, toujours plus de facteurs environnementaux (cf. l’épigénétique) défavorables c’est toujours plus de personnes à risques. Et aujourd’hui cela fait déjà énormément d’humains à risque ; en France selon les critères qui sont pris en compte, les chiffres vont de 25 à 50% de la population ! J’ajoute une perspective encore plus inquiétante dont on commence à voir les effets depuis deux à trois générations : la sélection darwinienne qui est travestie. En effet, au fil des générations il y a eu une sélection qui a permis de donner la priorité de vie à celles et ceux dont les gènes dominants permettaient de s’adapter à leur environnement (en particulier combattre les germes, et globalement favoriser la récurrence des humains dont les gènes n’allaient potentiellement pas exprimer trop d’immunodépression, que ce soit innée ou acquise). Depuis la surutilisation de la technologie (l’outil technique n’est pas une mauvaise chose en soi, c’est l’utilisation qu’on en fait qui devient délétère malgré des bonnes intentions parfois mais des résultats mauvais parce que l’étude d’impact n’est pas complète), on risque d’augmenter la part dans la population de personnes dont l’expression des gènes est inadaptée (il me semble qu’il existe des études sur l’évolution des populations génétiquement intolérantes aux protéines de lait ou au gluten). Jusqu’à quel point ? Et quels impacts dans tous les domaines et finalement pour le devenir de l’humanité ? Je pose une question très simple à laquelle je n’ai pas la réponse mais dont j’espère trouver des éléments : quel est le risque d’effondrement civilisationnel à force de jouer à l’apprenti sorcier avec l’humanité (et la planète) ? Si je voulais prendre le contre-pied de ce qui se fait actuellement « pour notre sécurité », alors par principe de précaution je limiterais les volontés transhumanistes plus ou moins conscientes. Clairement, il y a des sujets sur lesquels on va trop loin aujourd’hui (du genre loi bioéthique, un pas de plus dans le transhumanisme délirant) et d’autres qui mériteraient au contraire d’être creusés avec beaucoup de précautions cependant (notamment ce qu’on appelle le biohacking et surtout sa dimension la plus naturelle possible pour, par l’épigénétique, « améliorer » la qualité de l’expression de ses gênes et in fine « améliorer » le génome humain).

Ainsi, on réalise bien la pente savonneuse sur laquelle nous glissons et l’effet boule de neige en cours. Revenir à la raison, c’est accepter que nous sommes limités, retrouver depuis tout petit une éducation à la mort qui fait partie de la vie. Le système idéologique en place (qualifiable d’ultra-capitalisme) nous a mené depuis des décennies à se sentir immortel, tout puissant, sans limites, avec une accélération fulgurante ces 20 dernières années. C’est d’ailleurs ce qui nous est martelé à longueur de journée et les injonctions permanentes qui nous sont faites. Dans le sport, c’est une véritable plaie. L’honnêteté dans ce cas consiste à reconnaître ce lavage de cerveau comme impactant véritablement nos pensées, nos émotions, nos sensations. Encore une fois la science s’est penchée là-dessus pour l’expliquer et surtout pour manipuler ce phénomène de modifications structurelles de la perception. Le reportage d’Arte « La fabrique du consentement » est percutant sur ce sujet. À partir de là, on intègre pleinement toute l’importance de la psychologie, de la philosophie et de la spiritualité qui nous permettent de nous questionner sur ce que nous sommes, sur ce qu’est le monde, d’expliquer son sens et éventuellement de lui donner un sens qui soit le « bien commun ». Est-ce que mes réflexions m’appartiennent vraiment ou bien est-ce que mon schéma de pensées repose sur des croyances que je n’ai pas identifiées ou que j’ai mal identifiées ? Identifier ses croyances est difficile mais faisable, les évaluer puis s’en débarrasser si nécessaire est bien plus difficile face à la résistance de l’égo qui s’est construit sur elles. Dans notre monde occidental moderne, se débarrasser de toutes les croyances négatives est un leurre tant nous sommes constamment soumis à des stimuli qui alimentent l’égo. C’est peut-être possible pour certains moines tibétains après des années consacrées à la méditation. Alors la véritable objectivité consiste précisément à reconnaître notre subjectivité. Cependant, ce n’est pas parce qu’on ne peut pas arriver à être « pur » qu’il ne faut pas s’en rapprocher au maximum. C’est donc le travail à faire par chacun, et le travail de toute une vie pour parvenir à la sagesse. Pour réparer le monde, il est indispensable d’abord de se réparer soi-même.

C’est précisément pourquoi il faut refuser d’entrer dans le jeu de toutes ces mesures (qui n’ont rien de mesurées d’ailleurs) qui ne font qu’occulter les problèmes de fond, à nouveau de ne faire que du curatif et pas du préventif, de paniquer devant les conséquences et d’empêcher de s’attaquer aux causes. C’est aussi précisément pour cela qu’il est vain de demander quoi que ce soit à Macron ou qui sais-je, c’est par nous-mêmes que nous reprendrons nos vies en main. Il s’agit, et c’est une condition nécessaire et suffisante, de changer de paradigme pour faire le choix de la vraie bonne santé. Et le principe de réalité pourra-t-on me répondre ? Ne doit-on pas d’abord dans l’urgence gérer tous ces malades et ces potentiels malades ? J’oppose à ceci un principe de réalité encore plus urgent : la façon dont on gère la santé de l’ensemble des populations (sains, malades, à risques, pas à risques, tout le monde) et dont j’ai démontré en 4 minutes de lecture dans cet article qu’elle est catastrophique, cette façon et plus largement le système idéologique qui condamne un peu plus chaque jour les perspectives de progrès pour les transformer en assurance de régresser, pour nos générations et les suivantes. La priorité la plus raisonnable, la plus solidaire, la plus sensée, la plus civique est ici et seulement ici, pas dans l’idée de sauver quelques vies. Et oui même 1 million de vies, chiffre totalement biaisé au passage, ce n’est rien comparé à l’enjeu des 7,6 milliards d’autres vies. Encore une fois, se souvenir que nous sommes limités. Et nous ne sommes manifestement pas capables d’être sur les deux fronts. Voilà le principe de réalité, sous l’hypothèse officielle que le monde entier serait débordé, hypothèse un peu bancale au début, totalement fausse aujourd’hui, c’est dire s’il ne faut pas rentrer dans ce jeu même si je l’ai fait pour la démonstration théorique au cas où un jour nous aurions une véritable pandémie terriblement meurtrière, ce qui pourrait arriver avec la fonte des glaces et des potentiels contacts avec des germes dont notre système immunitaire n’a peut-être plus une mémoire suffisante pour les combattre efficacement.

(2 commentaires)

  1. Très belle article,

    Un peu long peut être je ne sais pas qui va le lire jusqu’au bout , mais bravo !

    Nicolas Elzeard Blogueur Professionnel Préparateur Mental Diplômé Lameilleurecyclosportivedevotrevie.com 06.73.06.30.77

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    1. Merci Nico ! Et oui, on n’apprend rien en 2 minutes de vidéo et on n’amène pas à penser en 3 lignes de « post ». C’est d’ailleurs un des drames de ce monde moderne qui nous conduit à cet effondrement intellectuel collectif. Il est urgent de ralentir, de retrouver le temps long et en conséquence de réapprendre à apprécier des heures de lecture ou d’écoute pour parvenir à penser la vie, et non pas à subir la doxa, à survoler les choses sans aller en profondeur (ma prof de français au lycée me rabâchait d’aller toujours plus loin dans la réflexion, de ne pas se contenter de la médiocrité de surface), en développant par exemple la pensée complexe si chère à Edgar Morin.

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