BIO [FR]

Issu d’une longue ascendance de paysans occitans, d’un père informaticien et d’une mère assistante maternelle, j’ai grandi au pied de la face nord du Mont Ventoux. Sans avoir reçu en héritage une quelconque culture sportive mais ayant une famille de fait physiquement active et unie à son milieu naturel, c’est spontanément que les activités de plein air m’ont attiré puis les efforts d’endurance à l’occasion de découvertes sur les pentes du Ventoux ou au stade du collège. De mon adolescence à mes 25 ans, l’activité physique consistait quasi exclusivement à rouler quelques dizaines de kilomètres de temps en temps pour le bien-être et l’émerveillement que cela me procurait.

En tête de classe jusqu’à mon baccalauréat scientifique mais sans idée précise du domaine dans lequel passer une partie de ma vie, c’est mécaniquement que j’ai été orienté vers une classe préparatoire aux grandes écoles. Après une année en école d’ingénieur ennuyé par la supposée primauté de l’hyperspécialisation et de la technocratie, j’ai bifurqué vers un master en économie et finance pour retrouver de la pluridisciplinarité et mieux comprendre le monde avant de compléter par un second master axé sur les notions de développements territoriaux durables avec la volonté d’agir partout où nécessité fait loi.

C’est alors que j’ai exercé pour le compte de l’État et de la Collectivité Territoriale de Corse en tant que chargé de projets pour le développement économique de l’île. Curieux de connaître les beautés insulaires et de vivre un chemin exaltant, c’est à ce moment-là que j’ai décidé de m’inscrire au mythique Ironman de Nice et par la même occasion de découvrir le triathlon en autodidacte en vue d’une épreuve pour laquelle je m’étais pris d’une passion hautement vibratoire en tant que spectateur quelques années auparavant.

Parallèlement à cela, mes valeurs et mes idéaux élevés entraient en conflit avec mon activité professionnelle, les fruits de mon labeur pour la collectivité détournés au profit de quelques intérêts puissants au détriment du bien commun et du service public. Les performances à l’entraînement et en compétition ayant rapidement été de haut niveau et m’épanouissant pleinement dans cette discipline, j’ai sauté le pas pour d’une part participer à des épreuves internationales en catégorie élite/professionnel et d’autre part consacrer 40 heures par semaine de moins à m’impliquer dans un système vicié et vicieux même si l’idée du cheval de Troie semblait séduisante.

Depuis, j’ai connu les podiums des triathlons longue distance du circuit national et des tops 10 sur le circuit international. Avec une saison 2019 marquée par des blessures et un burn-out et une année 2020 sabotée par des mensonges de dimension internationale, j’ai mis en place un processus efficace pour reprendre la main sur mon corps et mon esprit et j’en ai profité pour reprendre des activités fondamentalement intellectuelles avec une approche la plus holistique possible dans la logique de la multi-potentialité qui m’anime depuis toujours et qui façonne mon parcours éclectique. Aujourd’hui, ma démarche découvrir-expérimenter-transmettre s’inscrit notamment à travers ma pratique du sport qui se veut aussi être une incarnation pour une ouverture plus large sur le monde dans lequel nous vivons et sur l’impulsion à y donner.

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