Petite réflexion pendant ma sortie vélo sur la banalisation de l’usage des produits dopants et des conduites abusives dans le monde de la musculation, des sports de combat et des sports d’endurance. Elle fait aussi écho à ma précédente publication.
1. Vous n’imaginez pas à quel point des produits plus ou moins légaux ou carrément prohibés permettent d’améliorer la performance jusqu’à des nombres délirants comme +20% de puissance. Et pas seulement en compétition puisque c’est surtout à l’entraînement que les mutants opèrent leur transformation (notamment à Tenerife où a été prise cette photo).
2. Oui on peut faire d’un âne un cheval de course. On peut aussi faire d’un cheval de course le meilleur des chevaux de course.
3. Dommage que les réseaux sociaux soient le vecteur principal de ces comportements, en tout cas chez les amateurs. De mon côté, j’ai toujours pris le parti d’utiliser ce merveilleux outil d’ouverture sur le monde entier comme je le fais avec mes amis, sans prendre mon audience pour des jambons.
4. Il y a 10 ans, je partageais mes premiers podiums avec des gars dont les tenues étaient pleines de sponsors. Pour la plupart, c’était du vent, parfois un petit pourcentage à l’achat sur une paire de chaussures et souvent des sponsors carrément inventés (Cervélo, Nike…), mais la réalité est que ces gens ne gagnaient pas un rond de leur sport et que c’était la famille qui payait le matériel. Aujourd’hui, ça n’a pas changé mais la nouveauté vient des sportifs synthétiques comme je les appelle.
5. De nombreux humains sont passés maître dans l’art d’oublier ou de normaliser tous les raccourcis pris pour parvenir à leurs fins quand il s’agit de popularité, d’argent, de médailles, aussi éphémère que ce soit.