Pourquoi de plus en plus de sportifs ne se contentent plus des clubs ?

Le coaching personnalisé a fait nettement monter le niveau des sportifs amateurs ces dernières années. Auparavant réservé à quelques athlètes professionnels, avoir son coach privé à distance est maintenant un incontournable pour les sportifs d’endurance qui ont conscience de l’impact majeur d’un bon coaching dans leur pratique. Les plateformes en ligne comme Nolio ont permis de rendre la relation coach-coaché fluide, ludique et 100% efficace. Finis les fichiers Excel, le coaching est entré dans une autre dimension tant sur la forme que sur le fond.

Traditionnellement pratiqué en club, le cyclisme, le triathlon et la course à pied ont changé de visage ces 10 dernières années. De nombreux pratiquants ont commencé en solo, dans leur coin, géographiquement loin d’un club ou par choix. Plus jeune, j’ai été en club dans différents sports mais je ne m’y suis jamais senti pleinement à ma place. Le comportement des membres me paraissait parfois limite sectaire. Ces dernières années, en côtoyant plusieurs clubs de triathlon (des gros comme des petits), j’y ai découvert un certain malaise lié aux égos, au pouvoir et à l’argent.

Constat partagé par d’autres qui préfèrent aussi s’éloigner de cette toxicité. Ce n’est heureusement pas la seule raison pour laquelle on choisit de s’entraîner seul (ou avec des partenaires choisis plutôt qu’imposés dans ses loisirs) : difficultés à se rendre aux entraînements du club, entraînements pas adaptés aux objectifs, besoin de s’entraîner dans sa bulle, etc. Le coaching en ligne répond justement à ces exigences.

À l’inverse, on trouve en club une forme différente de motivation ou de lien social. Ce n’est tout simplement pas le même produit ni le même service, mais personnellement je recommande les clubs en complément de mes coachings, ne serait-ce que pour bénéficier de l’émulation et de l’apprentissage technique sur les séances de natation du club, pour certaines séances d’intensité sur la piste et également pour des sorties sociales en vélo (tant que ça ne se transforme pas en championnat du monde ou que les derniers ne sont pas abandonnés au bout de 10 km…).

Par définition, les clubs ne vont pas pouvoir individualiser un entraînement, ce qui est toujours bien moins efficace qu’une programmation faite uniquement pour soi, sans compter le risque de blessure à faire des entraînements qui manquent d’adaptation. Tant de triathlètes se blessent suite aux séances de course à pied du club, pas par faute du club mais souvent parce qu’ils veulent absolument accrocher un groupe trop rapide pour eux. Les méthodes d’entraînements sont aussi très différentes en club, régulièrement dépassées d’après mes observations, ce qui peut induire des stagnations de niveau et des blessures encore une fois.

En France, les clubs restent un pilier qui portent des compétitions de renommée nationale voire internationale en parallèle d’autres organisations privées (ce qui n’est pas un gros mot) qui s’appuient sur des bénévoles et/ou des prestataires. Il existe de très belles épreuves indépendantes lucratives (toujours pas un gros mot !) tout en ayant des valeurs nobles comme le Triathlon de l’Alpe d’Huez. Gagner sa vie n’est pas diablerie.

On pourra m’objecter de mauvaises expériences avec tel ou tel coach à distance qui s’occupait de trop de personnes pour y consacrer suffisamment d’attention avec une individualisation inexistante, d’un manque de communication, de blessures récurrentes, etc. Je parle ici uniquement de mon cas personnel et du recul que j’ai depuis plus de 10 ans à y avoir consacré ma vie pour des athlètes amateurs qui veulent un vrai service.

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