
Je vous présente Arnaud. Il me contacte l’an dernier avec un long mail pour se présenter, évoquer ses objectifs, ses envies et ses attentes. J’apprécie vraiment quand je reçois ce genre d’emails parce que ça me donne un bon aperçu sur la motivation de la personne. Ça me permet aussi d’évaluer rapidement si le coaching que je propose correspond à ce que le sportif recherche.
Arnaud a 30 ans, il travaille dans la finance dans le Nord. Il a joué au foot jusqu’à ses 18 ans puis il a arrêté le sport et a pris 15 kg pendant ses études. Il décide de se reprendre en main en 2021 et participe à son premier triathlon sprint et c’est la révélation : il adore ce sport. Il souhaite monter en distance alors il fait d’autres triathlons S, des M et son premier L.
Ça progresse gentiment mais il se blesse beaucoup (syndrome de l’essuie-glace, piriforme, etc) et tombe régulièrement malade. Son club de triathlon lui permet de faire quelques progrès techniques en natation mais il est contraint par les horaires des entraînements du club et apprécierait avoir sa liberté. De plus, il veut s’améliorer, surtout en vélo, et être bien conseillé. Il fait du home trainer l’hiver mais ce n’est pas facile pour lui et il manque de structure pour garder un cap dans ses entraînements, rendre les séances ludiques et gérer sa forme.

Dès le début de notre collaboration, Arnaud a vu la différence puisqu’il avait prévu 2 triathlons Ironman 70.3 à 15 jours d’intervalle, une nouveauté pour lui, et nous avons fait en sorte qu’il arrive avec la bonne forme sur chacune des épreuves tout en gérant la période entre les deux. Également, Arnaud ne s’est plus jamais blessé grâce à un coaching adapté pour être sur la meilleure courbe de progression tout en tenant vraiment compte de ses possibilités physiques et mentales du moment. Et c’est comme ça qu’on progresse le mieux, dans la fluidité.
Le triathlon est un sport bien particulier à gérer puisque chaque séance de chacune des disciplines a une influence sur les autres et tout l’art consiste à obtenir le bon dosage, ni trop, ni trop peu. D’autre part, on ne s’entraîne pas en triathlon comme on s’entraînerait en cyclisme ou en course à pied : le triathlon n’est la somme des 3 disciplines que dans le chrono final mais il est une combinaison des 3 disciplines. Et c’est pour ça que les triathlètes n’ont pas un profil de nageur, de cycliste ou de coureur pris séparément.
Arnaud connaît une belle progression en vélo et à pied en même temps : sa PMA a augmenté de 60 Watts passant de 220 à 280 Watts en une année et il a gagné 1 km/h de VMA en un hiver sans cibler spécifiquement un cycle de développement de la VMA. Ce qui est génial avec le triathlon, c’est que l’entraînement dans une discipline peut largement profiter à une autre discipline, notamment le transfert de qualités dans le sens vélo->course à pied.

Finalement, avec 6 heures d’entraînement par semaine en moyenne, en montant ponctuellement à 10h, Arnaud est passé du top 60% au top 20% au classement de triathlons en un an en bâtissant sa condition physique pour être prêt aux moments clés des compétitions malgré un emploi du temps serré (cf graphique). Deux aspects majeurs de sa réussite sont la consistance et la régularité sur l’année.
En 2025, Arnaud se lance dans un nouveau défi : son premier Ironman. Et pas n’importe lequel puisque ce sera l’Ironman de Nice qu’il devra préparer dans sa région lilloise très plate. Le stage axé vélo que j’organise à Tenerife lui fera le plus grand bien pour s’améliorer dans les montées ET dans les descentes.
